Récipiendaires 2015

Patrick O'Brien administrateur de Dialogue Nouveau-Brunswick, Jocelyn (Josh) Ouellette du Centre des jeunes de BathurstTeréz Rétfalvi l’épouse du défunt Frederic J. Arsenault,  Fred Beairsto, Mirelle Cyr coprésidente Dialogue Nouveau-Brunswick, Honorable Jocelyne Roy-Vienneau lieutenant-gouverneur et  Ronald Vienneau.

 

Centre des jeunes de Bathurst

Le Centre des jeunes de Bathurst joint le geste à la parole en matière de bilinguisme officiel au Nouveau-Brunswick depuis 17 ans. Fruit du travail du constable Jocelyn (Josh) Ouellette, le centre a été inspiré par un commentaire de sa fille qui un soir lui dit : « Papa, il n’y a rien à faire ici; je m’ennuie ». Conscient que l’ennui est un facteur de risque pour la criminalité juvénile, le constable Ouellette s’affaira à créer, de concert avec le service de police municipal de Bathurst, un endroit sûr où les jeunes pourraient s’épanouir. Épaulé par plusieurs bons amis et collègues, il lança son initiative le 11 septembre 1997. Depuis l’établissement du centre, le bilinguisme en a été un élément essentiel : chaque nouvel employé doit parler et écrire couramment l’anglais et le français, chaque publication doit être produite dans les deux langues officielles et chaque programme doit se dérouler en anglais et en français. Parmi ces programmes, mentionnons les actions de proximité auprès des jeunes, des sans-abri et des femmes et familles victimes de violence familiale, le refuge d’urgence de Bathurst, la boutique de deuxième chance, le réseau d’inclusion communautaire, les services d’un conseiller d’emploi jeunesse, la coordination des activités jeunesse et la coordination de l’implication communautaire. En somme, le bilinguisme est une valeur fondamentale ancrée dans le seul centre jeunesse indépendant du Canada qui est concrètement et entièrement bilingue.

Monsieur Frederic J. Arsenault

Originaire de Mont-Carmel, à l’Île-du-Prince-Édouard, Frederic Arsenault fut un acteur  de premier plan dans la vie politique du Nouveau-Brunswick. Il figure parmi les premiers boursiers Rhodes acadiens à faire des études supérieures (Maîtrise) à la prestigieuse Université d’Oxford en Angleterre.  De retour au Nouveau-Brunswick, sa province d’adoption, il consacre sa vie au service des deux communautés linguistiques dans tous les postes qu’il occupe, que ce soit à titre de haut fonctionnaire, de sous-ministre ou de conseiller en politique auprès du premier ministre du Nouveau-Brunswick. En cette capacité,  et par sa participation active d’arrière-scène, il contribue, entre autres,  à la  création  des centres scolaires communautaires francophones de la province; la construction du Village historique acadien, du Pays de la Sagouine et du Centre marin; ainsi plus tard, à titre de consultant privé, il contribue grandement à l’obtention du financement et la mise sur pied du Parc du Savoir à Paquetville. Grâce à sa détermination, la communauté acadienne bénéficie aujourd’hui de nombreux établissements historiques, culturels et éducatifs. Il veilla toujours à ce qu’on n’oublie pas cette communauté, sans pour autant diminuer les possibilités offertes aux communautés anglophone et autochtone.  À titre de principal conseiller francophone auprès de l’ancien premier ministre Richard Hatfield, il travaille avec acharnement en coulisse pour convaincre le gouvernement provincial de promulguer,  en 1977, les derniers articles de la Loi sur les langues officielles, qui avait été adoptée en 1969.  Monsieur Arsenault  décède en mars 2013, mais son legs et son œuvre perdurent.

Monsieur Fred  Beairsto

Fred Beairsto défend la dualité linguistique au Nouveau-Brunswick avec ardeur et éloquence depuis fort longtemps. Au début des années 1990, quand les tensions entre certaines factions politiques atteignaient des sommets dans les communautés anglophone et francophone, Monsieur Beairsto a accepté de coprésider le comité des citoyens sur la langue et la culture au Nouveau-Brunswick. Épousant toujours pour les plus grands principes moraux, il trouvait des moyens pour encourager la concertation, la collaboration et le bon sens parmi les communautés culturelles de la province. Il animait la discussion avec prévoyance, intelligence et sympathie. Il inspirait le respect pour le comité qu’il avait aidé à façonner. Durant un chapitre difficile de l’histoire linguistique du Nouveau-Brunswick, les contributions de Monsieur Beairsto étaient sans égales : générosité d’esprit et d’intelligence; engagement et dévouement envers la bonne volonté et les résultats positifs et constructifs; détermination à trouver et à codifier des solutions efficaces et durables pour contrer les tensions linguistiques. Ses nombreux amis et partisans disaient de lui qu’il était « compréhensif », « raisonnable », « une personne qui sait écouter », « un changeur de jeu de premier plan », bref, un homme qui œuvre pour le bien commun afin de faciliter un changement positif et durable pour la province qu’il adore et en laquelle, finalement, il croit. Pour cette seule raison, Fred Beairsto symbolise non seulement ce qu’il y a de mieux au Nouveau-Brunswick, mais aussi la richesse complexe de la dualité linguistique que promet notre province.

 

 

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