Récipiendaires 2009

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Gauche à droite : Père Stanislas Paulin coprésident Dialogue Nouveau-Brunswick, M. James Lockyer (récipiendaire 2009), M. Stéphane Landry (reçoit le Prix à titre posthume pour sa mère la défunte Rollande Landry), M. Edouard Allain (récipiendaire 2009), l’hon. Herménégilde Chiasson lieutenant-gouverneur province du Nouveau-Brunswick, Mme Jonna Brewer (reçoit le Prix au nom de la CBC Radio), Mr. Robert Arsenault (reçoit le Prix au nom de Radio-Canada Acadie), M. Stephen Augustine, conservateur d’ethnologie au Musée canadien des civilisations et chef héréditaire du Grand Conseil des Mi’kmaq (reçoit le Prix au nom de la CBC Radio et Radio-Canada Acadie) et Mme Kelly Cain coprésidente Dialogue Nouveau-Brunswick.

M. Edouard Allain

Edouard Allain a tant d’expérience dans la création de relations harmonieuses entre les francophones et les anglophones au Nouveau-Brunswick que son bagage et ses principes seraient très utiles aux Nations Unies. Jusqu’à ce jour, il a été enseignant, adjoint à la direction et directeur, de même que directeur général adjoint et directeur général de la Fédération des enseignants du Nouveau-Brunswick. Plus récemment, il a dirigé son propre cabinet d’expert-conseil spécialisé dans la traduction et les relations de travail.

De plus, M. Allain a travaillé sans relâche pour soutenir la Commission de la capitale provinciale du Nouveau-Brunswick ; au début, ce fût en tant que vice-président du comité d’étude initial de 2003 et en tant que président du sous-comité sur l’éducation. En fait, il tient le rôle de vice-président de la Commission depuis qu’elle est devenue une organisation indépendante en 2007. Pendant tout ce temps, il a travaillé à appuyer le mandat de l’organisation qui vise à promouvoir la sensibilisation et l’appréciation du patrimoine culturel et historique qui unit tous les Néo-Brunswickois.

Comme nous l’a rapporté un observateur : « Nul besoin d’expliquer que les questions linguistiques peuvent parfois être volatiles. À maintes reprises, j’ai été témoin de sa diplomatie et de son tact afin de réconcilier les parties et d’établir le consensus au sein d’un groupe. À ce chapitre, Edouard croit sincèrement, en principe et en pratique, à la coexistence harmonieuse des deux langues officielles. »

En effet, l’engagement de toute une vie de M. Allain envers les questions d’éducation, de développement professionnel en éducation, de même que son engagement envers la cause d’un Nouveau-Brunswick totalement bilingue illustre un esprit fort dans une société diversifié sur le plan linguistique.

Mme Rollande Landry (à titre posthume)

Rollande Landry était une enseignante qui comprit l’importance de l’éducation. Son enseignement à elle a amené des élèves du primaire anglophones et francophones à partager ensemble des idées, des sentiments et des histoires. En 1996, elle lança, avec un collègue de Campbellton, le premier programme de correspondance à la Riverview Middle School, parrainé par Dialogue Nouveau-Brunswick. Son objectif consistait à élargir le contact que ses élèves avaient avec le français comme langue seconde. Elle réussit bien au-delà des attentes.

Aujourd’hui, treize ans plus tard, son travail a porté ses fruits: non seulement les étudiants communiquent-ils avec des correspondants à Campbellton, mais également avec des homologues d’Edmundston, de l’Île-Miscou, de St. Raphael-sur-Mer et de Dieppe. Voici ce qu’un élève de sixième année avait à dire à propos de l’initiative de Madame Landry: « Le programme nous a montré que deux cultures peuvent grandir ensemble, et que nous avons des intérêts semblables. Nous avons eu beaucoup de plaisir à y participer. Nous avons adoré recevoir des lettres en français parce que nous apprenions aussi cette langue. Je suis sûr que les autres pensent la même chose.»

En effet, Madame Landry a pu voir à quel point ses élèves ont bénéficié de son initiative avec les années: des amitiés, la reconnaissance d’intérêts communs et d’activités dans les deux langues officielles, ainsi que la connaissance et la conscience des styles de vie et des cultures anglophone et francophone ont émergées. Tout au long de l’année scolaire, elle a campé sans relâche le rôle de défenseur d’une compréhension harmonieuse de la langue et de la culture.

M. James Lockyer

James Lockyer a choisit de vivre inclusivement, dans les deux langues officielles. C’est une décision qui lui a grandement servi au cours de sa carrière incroyablement variée et couronnée de succès. Ancien membre de l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick, ancien procureur général et ministre de la Justice, ministre de l’Éducation, ministre de l’Approvisionnement et des Services, et solliciteur général, M. Lockyer fut également un collaborateur extraordinairement actif dans les deux communautés linguistiques de la province pendant des décennies.

En tant que président du conseil d’administration du YMCA du Grand Moncton, il dirigeait toutes les réunions dans les deux langues, passant très aisément d’une langue à l’autre. Toujours avec tact, il récapitulait les réunions à ceux qui n’étaient pas aussi habiles que lui linguistiquement. En bref, il s’assurait que les voix de tout le monde étaient prises en compte lors de chacune des délibérations.

Plus récemment, M. Lockyer a été président des Championnats mondiaux masculins de curling Ford. Il affirma, dans ses propres mots : « Cette ville, Moncton, est une ville bilingue. Nous ne reculerons pas en arrière au temps où c’est seulement l’anglais qui était utilisé lors d’événements publics ». À cette fin, et lorsqu’il se heurta à la résistance, il mit au défi le comité directeur de l’événement que les cérémonies d’ouverture et les maîtres de cérémonie soient capables de servir les intérêts des participants autant anglophones que francophones, et ce de façon appropriée. Et il gagna.

En ce moment, M. Lockyer est professeur de droit à l’Université de Moncton, où il continue d’établir des ponts entre les anglophones et les francophones du Nouveau-Brunswick, un étudiant à la fois.

Radio-Canada Acadie et CBC Maritimes

Radio-Canada Acadie et CBC Maritimes défendent couramment le principe d’harmonie culturelle et linguistique au Nouveau-Brunswick grâce à la sélection de leurs faits, leur production et, plus important encore, grâce à leurs bulletins quotidiens. Ces deux réseaux prennent plaisir à développer des émissions qui mettent en lumière les liens qui existent entre les communautés anglophones et francophones à la grandeur de la province.

Cette année, Radio-Canada Acadie et CBC Maritimes ont produit une série de 36 émissions sur la communauté Mi’kmaq. Mon peuple : les Mi’kmaq – The Mi’kmaq my people a été produit en français, en anglais et présenté par Stephen Augustine, conservateur d’ethnologie au Musée canadien des civilisations et chef héréditaire du Grand Conseil des Mi’kmaq. Un autre excellent exemple de ceci sont les séries radio transculturelles bilingues Au mitan coule une rivière : A river runs through it. Cette émission faisait le parallèle entre des villes, des îles et des régions anglophones et francophones du Nouveau-Brunswick, de l’Île-du-Prince-Édouard et de la Nouvelle-Écosse. De plus, cette émission démontra que les communautés anglophones et francophones des Maritimes ont beaucoup de choses en commun : ils partagent le même territoire, ils dépendent des mêmes ressources et ils font face aux mêmes difficultés économiques.

Radio-Canada Acadie et CBC Maritimes sont un exemple du meilleur en communications: ils construisent des ponts entre les anglophone et les francophones divisés dans une province qui respecte et entretient les cultures de chacun.

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